chapitre 2
/! Avant d'entreprendre la lecture de ce texte je vous prierez de vous rendre à l'article concernant les warnings trouvable ICI
Seishi était pour l’instant dans la
prison locale où il avait attendu son jugement et où on l’avait ramenait après
celui-ci. Il était ici en compagnie de deux autres hommes à l’allure louche qui
ne cessaient de lui tourner autour, ils devaient avoir entendu parler de son
affaire, du meurtre qu’il avait commit mais aussi des circonstances qui avaient
engendrées cet acte. Le jeune homme regarda les hommes du coin de l’œil, il
n’avait pas un physique très développé, même plutôt frêle, il n’était pas large
d’épaules possédait des hanches étroites et de longues jambes qui lui valaient
depuis son arrivée en prison les regards lubriques de tous ses hommes malsains
accompagnés souvent par quelques remarques salaces et les propositions qui en
découlaient. Un homme entra alors dans sa cellule et l’interpella, le jeune
homme se releva et le suivit, celui-ci venait lui annoncer la visite de sa
mère, sûrement la dernière avant qu’il n’aille dans la prison de Yuuzu. Il
entra alors dans une pièce où était entreposés différents siéges et tables pour
les visites. En voyant sa mère, Seishi esquissa un sourire ravi pour la
première fois de sa vie il pouvait voir le visage de sa mère sans aucune
marques, sans aucune traces de bleues, ni d’aucunes autres brutalités. Le garde
resta alors vers la porte s’appuyant contre celle-ci tout en regardant les
divers condamnés ou prisonniers avec les membres de leurs familles. Seishi
s’approcha de sa mère, le sourire aux lèvres, un sourire enfantin mais si
adorable que la femme fondit en le voyant les larmes se mirent alors à perler à
nouveau sur ses joues comme le jour du procès de son fils. Seishi s’approcha
alors de sa mère la prenant dans ses bras en déposant un baiser sur son front,
il n’était pas bien musclé mais ses bras eurent le mérite de faire cesser les
larmes de sa mère tandis que la voix du gardien raisonnait dans la pièce.
- « Seishi
Itadaki ! Aucun contact n’est permit, tu le sais très bien ! »
Seishi fronça les
sourcils en soupirant pourquoi n’avait-il pas le droit de prendre sa mère dans
ses bras, il la relâcha et se tourna vers le gardien lui faisant signe que tout
allait bien, il s’assit alors en face de sa mère en lui caressant furtivement
la joue, le regard brillant de bonheur malgré sa situation. Celle-ci parla de
nombreuses minutes avec lui avant de lui demander de la pardonner pour n’avoir
rien pu faire et l’avoir laisser dans cette condition pendant toutes ses
années. Le jeune homme sentit alors un pincement au cœur le faire souffrir et
posa sa main sous le menton de sa mère, l’obligeant ainsi à le regarder.
- « Tu ne pouvais rien faire,
c’était à moi de réagir, peut être l’ai-je fais trop tard mais c’est comme ça…
et maintenant je suis heureux car toi tu es à nouveau libre et ton visage lui
est de nouveau aussi beau qu’auparavant sans aucun hématome venant l’enlaidir
… »
Le gardien
s’approcha alors de Seishi lui tapotant l’épaule signe que les visites étaient
terminées. Le jeune homme acquiesça sans même se retourner et se leva
s’approchant une nouvelle fois de sa mère qu’il prit dans ses bras. Après tout
l’autre pouvait gueuler dans une heure, il allait être transféré alors qu’est
ce que ça pouvait bien lui faire de se le mettre à dos maintenant. Le gardien
s’égosilla à vouloir faire lâcher prise à Seishi et au final vint le tirer en
arrière l’obligeant à relâcher sa mère qui était en pleure sachant qu’elle ne
reverrait pas son fils de si tôt, vu la distance qui la séparait de sa future
prison. Seishi regarda alors sa mère partir tout en se débattant comme un beau
petit diable tentant en vain de s’échapper. Le gardien le tenait simplement
d’un bras autour de la taille, mais Seishi avec son physique fluet et chétif ne
pouvait rien contre cette masse de muscles qui ne semblait pas vouloir le
lâcher. Lorsque la mère du gamin eut passé la porte l’homme le relâcha tout en
le tournant vers lui le giflant violement à deux reprises pour lui faire
comprendre que ses actes ne lui avaient pas plus. Seishi encaissa les coups et
se redressa haussant un sourcil, il avait connu bien pire depuis son enfance,
et n’allait donc pas gindre et gémir pour si peu. L’homme le ramena alors à sa
cellule, qu’il allait voir encore pendant quelques heures avant de quitter ce
trou à rat pour aller dans un autre plus spacieux mais aussi plus dangereux à
ce qu’il avait cru comprendre. Il resta alors dans cette cellule pendant aux
moins trois heures, à rester sur ses gardes dans un coin sursautant ou
tressaillant à chaque mouvements de ses colocataires. Le gardien passa alors
dans la cellule et le fit sortir lui et un autre homme, il les menotta et les
fit passer dans un couloir assez long et étroit, où deux personnes ne pouvaient
tenir l’une à cotés de l’autre. Il les fit alors monter par l’arrière dans un
fourgon, où était déjà assit cinq autres hommes. Seishi s’assit alors en
silence et regarda les portes du véhicule se fermer derrière lui alors qu’un
des gardiens étaient assit en face de lui entre les prisonniers. Il posa alors
son regard sur les différents individus présents et se ré avisa rapidement en
voyant les visages marqués par la haine, la violence et parfois un air pervers
qui lui été destiné. Le jeune homme baissa alors son regard observant et ré
observant ses chaussures sous différentes coutures, jamais il ne les avait
trouvées aussi intéressante qu’a ce moment bien précis.
De nombreuses heures plus tard, le
gardien se leva et regarda les prisonniers leur faisant signe qu’ils n’allaient
pas tarder à devoir descendre. Le véhicule s’arrêta alors brutalement dans la
cour de la prison Yuuzu. Les portes du fourgon s’ouvrirent et trois gardent
firent sortirent les hommes un à un, les faisant entrer dans une sorte de
vestiaire, où chacun d’entre eux dût entrer seul, se déshabiller et se laisser
fouiller. Le gardien poussa alors Seishi dans la pièce, où deux hommes
l’attendaient. Il se déshabilla alors lentement se demandant ce qui allait bien
lui arriver ici, il sentait qu’il n’aurait jamais dut entrer dans cette pièce
et tout tenter pour rester dehors ou échapper à cette fouille. Lorsqu’il fut
déshabillé l’un des deux hommes le plaqua le ventre contre l’une des tables,
tandis que l’autre glisser un doigt en lui le fouillant de l’intérieur, à la
recherche de différents cachets ou autres drogues. Seishi crispa les mains sur
la table en serrant les dents, pourquoi étaient-ils obligé de faire ça, obligé
de l’humilier encore une fois, comme si pendant toutes ses années son père ne
s’en été pas assez bien chargé. Lorsque les hommes le relâchèrent. Seishi les
fusilla du regard, il savait très bien qu’il ne pourrait rien faire contre eux,
mais au moins ça le soulageait de se dire qu’il leur avait fait comprendre à
quel point à peine arrivé il commençait déjà à les détester. Ils lui jetèrent
alors sa tenue : une veste de toile bleue avec un numéro dans le dos et un
pantalon du même tissu et de la même couleur, ainsi qu’une paire de chaussure,
puisque les prisonnier n’avaient en aucun cas le droit de posséder quelques
chose bien à eux. Seishi regarda ce petit tas d’affaire et chercha un
sous-vêtement, mais ceux-ci étaient interdits pouvant cacher de nombreuses
choses mais aussi provoquer des infections que le directeur préféré éviter. Il
enfila alors son pantalon et sa chemise. Un frisson lui parcourant le corps sur
toute la longueur en constatant que les deux gardiens étaient restés là à le
regarder de leurs yeux pervers d’où ressortaient un regard lubrique, avec
lequel le jeune homme ne voulait pas faire plus ample connaissance. Il se fit
alors amener jusqu'à l’infirmerie, où une jeune femme l’attendait une fiche à
la main et dans l’autre un stylo prête à noter toutes les réponses qu’elle
attendait. Seishi resta quelques minutes dans cette salle où elle lui posa
diverses questions sur de probables allergies ou d’autres maladies qu’il serait
important qu’elle connaisse. Mais Seishi n’avait rien de tout cela, il avait
juste une constitution très faible mais aucun problème de santé autre que son
poids, bien trop léger. Un des gardiens passa le chercher, et l’amena dans une
cellule où il le fit entrer, avant de refermer la griller derrière lui dans un
tintement de clés.
Seishi resta un
instant immobile dans la cellule en y voyant un autre homme qui était là
entrain de dormir, ou se fut du moins ce qu’il supposa. Ainsi allongé de dos à
lui, il semblait plutôt grand, des longs cheveux couleur de jais cascadaient
sur ses épaules, dévoilant sa nuque à la peau claire, comme le reste du corps
pensa alors Seishi. Le jeune homme vit alors son partenaire de cellule se
mouvoir dans son sommeil et fit un bond en arrière se tapant le talon contre
l’une des barres en fer de la grille. Ce choc lui arracha alors un petit hoquet
de surprise suivit d’un court gémissement de douleur. L’homme se retourna alors
net et détailla le petit de la tête au pied, soufflant d’une voix rauque.
-« Tu
comptais rester là à me regarder dormir ou bien allait dans ta couche et me
laisser enfin en paix ?... »
Seishi se crispa
en entendant la voix de l’homme et sentit une chaleur prendre possession de ses
joues alors qu’il se rendait compte de sa gaffe et surtout du fait que cet
homme savait très bien qu’il le regardait depuis quelques temps. Le jeune homme
baissa la tête en signe de respect et monta dans sa couche située au dessus de
celle de l’homme qui allait lui servir de partenaire pour les sept prochaines
années à venir. Le petit s’allongea dans sa couche sur laquelle était posée un
oreiller et un drap à l’une de ses extrémités. Il posa alors les mains sur son
ventre et pensa de nouveau à sa mère, qui devait maintenant pouvoir vivre une
vie confortable et sans ennuis ce qui le fit sourire. Au bout de quelques
instants, il se remit à penser à l’homme situé en dessous de lui, il n’avait vu
son visage qu’un court instant, mais s’en rappelait parfaitement. Ses longs
cheveux en batailles encadrant son visage, des grands yeux d’un marron clair,
des lèvres fines, un visage plutôt sévère et dur, qui n’inspirait en rien
confiance et une petite cicatrice sous la lèvre inférieur qui intrigué notre
petit homme qui se demandait bien comment son « colocataire » c’était
fait ça. Il ferma alors les yeux et sombra peu à peu dans un sommeil léger. Les
bruits des alentours l’obligeant de temps à autre à quitter le monde des rêves
pour se tourner dans l’autre sens et tenter de fuir ses nuisances sonores.
L’homme qui était avec lui resta pendant une longue heure allongé sur son
matelas, attendant un quelconque signe de vie de la part du petit nouveau,
comme chaque nouveau le faisait. D’habitude, il lui posait tous des milliers de
questions et des fois même, ils arrivaient à lui coller un sacré mal de tête
mais là rien. Le néant, il l’avait aperçut à son arrivée et voilà tout depuis
tout ce temps ce petit bonhomme était perché là haut et ça commençait
sérieusement à intriguer son partenaire de cellule.
L’homme se redressa et se retrouva
alors à la hauteur de la couche du jeune homme qui dormait comme un bien
heureux, de dos à la pièce et face au mur. Il ne semblait pas avoir peur, et
même plutôt serein, normalement aucun nouveau venu ne dort comme ça là première
nuit, surtout à Yuuzu. Il tapota alors le matelas du petit qui sursauta en se
recroquevillant dans un coin du lit, soufflant tout en gardant les yeux clos.
« Laisse-moi tranquille papa ! Laisse-moi !... ». L’homme
écarquilla les yeux et haussa un sourcil en voyant ce jeune homme se
recroqueviller de la sorte en parlant de son père, il s’approcha un peu plus et
lui tapota l’épaule.
-« Hey
gamin ! T’es plus chez toi ici… »
Seishi ouvrit
alors doucement les yeux en entendant une voix qui ne lui était que très peu
familière voir pas du tout, en voyant le visage de son partenaire de cellule,
il se sentit extrêmement ridicule se rappelant des paroles qu’il venait de
prononcer. Mais il n’y avait pas que ça, que lui voulait cet homme pourquoi
l’avait-il réveillé, autant de questions qui pour l’instant étaient sans
réponses. Il regarda alors l’homme avec de grands yeux peureux tels une biche
effarouchée. Celui-ci haussa alors un sourcil, prenant au bout de quelques
instants la parole.
- « Je
commences les présentations vu que tu ne m’as pas l’air très pressé de les
faire… moi c’est Suichi, j’ai 23 ans et je dois moisir ici pendant encore six
longues années et toi gamin ? »
Suichi s’appuya
alors contre le mur derrière lui et regarda le jeune homme qui émergé peu à peu
des bras de Morphée, Seishi se frotta alors les yeux et les ré ouvrit en secoua
légèrement la tête pour se remettre les idées en place.
- « Euh… moi
c’est Seishi, j’ai 18 ans et je dois moisir ici pendant sept ans… »
Il passa une main
dans ses cheveux en baillant ouvertement, il était vraiment au bout du rouleau,
dans l’autre prison, il n’avait pas osé fermer l’œil. Ils étaient plusieurs et
lui était plutôt maigrelet, alors endormit ça ne serait que plus facile. Suichi
acquiesça et resta quelques instants à parler avec lui, l’informant sur ce
qu’il fallait faire et ce qu’il ne fallait surtout pas faire dans une prison,
tel que répondre à tous les sarcasmes des autres condamnés et d’autres
précautions qui pourraient paraître bénigne mais qui pourraient peut être
l’aider à passer ses sept ans sans trop de casse. Maintenant, il devait être
aux alentours de dix huit heures, l’heure où les prisonniers avaient quartier
libre jusqu’au moment du repas. Les grilles s’ouvrirent et Suichi sortit
laissant le gamin seul, celui se tourna alors de nouveau dos à la grille et se
remit à somnoler, un sourire aux lèvres content d’avoir pu parler à quelqu’un
sans s’être fait passer à tabac. Suichi quand à lui descendit dans la cour
réservé au prisonnier, il s’y installa dans un coin et observa les autres, ils
ne faisaient rien, ils étaient juste là pour avoir un peu plus d’espace où se
dégourdir les jambes.
Seishi dormait
toujours et cette fois-ci d’un sommeil de plomb, il commençait à avoir
l’habitude des situations angoissantes et ça ne lui faisait pas perdre le
sommeil pour autant. Il avait vécu dix ans dans une prison plus petit que
celle-là alors on coté changement cette situation ne lui faisait ni chaud ni
froid. Mais certains trouvaient ça amusant de le voir dormir si paisiblement et
se mirent en tête de lui gâcher son petit somme. Deux hommes s’approchèrent
alors e la cellule de Suichi et Seishi. En silence, l’un d’entre eux imbiba un
mouchoir de chloroforme et vint le glisser sous le nez du jeune homme, qui
tenta en premier lieu de se dégager avant de retomber à nouveau dans un sommeil
profond. L’un des deux hommes tendit un drap en travers de la grille pour ne
pas être vu, pendant que l’autre déboutonnait son pantalon, ce jeune homme
était là si paisible et innocent. Ils devaient s’occuper de lui, car si plus
tard il arrivait à se faire des alliés plus hauts placés, ils n’en auraient
plus l’occasion. Le premier prit doucement le visage du jeune homme entre ses
mains se mettant à califourchon au dessus de lui, il porta alors ce doux visage
endormi jusqu'à son membre déjà fièrement dressé, pressant l’index et le pouce
sur les joues du petit Seishi celui-ci ouvrit alors docilement les lèvres,
perdu dans entre le néant et ses rêves. L’homme agrippa alors les cheveux du
jeune Seishi le forçant à effectuer des mouvements profonds, sa hampe buttant
contre, la gorge du jeune homme l’obligeant ainsi à déglutir faisant ainsi
pression de sa langue contre le sexe de cet homme qui abusait ouvertement de
lui. Continuant ainsi ses mouvements pendant de longues minutes, le jeune
Seishi se mit à papillonner des yeux et ne comprit pas tout de suite la
situation alors que l’homme venait de faire un mouvement plus brusque se
déversant abondamment entre ses lèvres. Le deuxième homme quand à lui était
resté à la porte guettant et attendant son tour, en entendant un soupir gras de
son ami, il esquissa un sourire pervers se disant qu’il allait enfin avoir ce
qu’il voulait lui aussi. Mais à cet instant là, le guetteur vit la silhouette
très reconnaissable de Suichi, aussitôt, il relâcha le draps et parti dans le sens
opposé.
Seishi fronça les
sourcils en voyant cet homme posté devant sa cellule, qu’est ce qu’il faisait
là cet imbécile, quels coups fourrés était-il encore entrain de comploter, il
se rappela alors qu’il n’était plus seul dans cette cellule et avança alors à
grandes enjambées et vit un homme entrain de se rhabiller et le petit, le
regard vide, le teint pâle et du sperme coulant le long de son menton et de son
cou. Suichi n’était peu être pas un enfant de cœur mais ça s’était l’une des
choses qu’il détestait le plus au monde, qu’un homme s’attaque à plus faible
que lui, c’était minable. Il s’approcha alors de l’homme et l’empoigna tout en
le jetant hors de sa cellule.
- « La
prochaine fois que je te vois dans les parages, c’est toi qui me
suceras ! »
L’homme acquiesça
et reparti aussi vite qu’il fut arrivé, Suichi était assez réputé pour son
tempérament excessif et impulsif, et de nombreuses personnes évitaient de se le
mettre à dos, tout le monde savait très bien pourquoi il était là. Suichi se
rapprocha alors doucement du jeune homme qui semblait sur le point de vomir,
les yeux vides et le regard éteint, différent de celui qu’il avait pu voir
quelques heures plus tôt. Il l’attrapa alors par le bras et le fit descendre le
menant près des toilettes qu’il y avait dans chaque cellule. Suichi fit alors
claquer sa langue dans sa bouche preuve de son mécontentement, ce gamin était
là depuis seulement quelques heures et il avait déjà dut subir ça, mais
pourquoi n’avait-il rien fait, il aurait pu le mordre ou bien au moins se
débattre. Il le laissa alors vomir en paix ce que le jeune homme fit. En se
tournant pour venir s’asseoir sur son matelas, l’homme aperçu par terre un
mouchoir, il le prit dans ses main et l’amena à son nez, le humant légèrement,
il fronça les sourcils comprenant maintenant pourquoi Seishi n’avait rien pu
faire.
Seishi venait de
vomir, et le goût du sperme lui restait encore sur la langue comme collait à
son palais, imprégnant chacune de ses papilles, il ouvrit alors le robinet
d’eau et en bu une bonne gorgée qu’il recracha après l’avoir fait tourner de
nombreuses fois dans sa bouche. Il se rinça aussi le visage des vestiges du
passage de cet homme, il essuya alors l’eau qui coulait d’un revers de manche
et ferma le robinet en se tournant vers Suichi, il se sentait honteux, il lui
avait parlé normalement pas comme si il était un jouet et après ce qu’il venait
de voir que devait-il penser de lui. Seishi baissa alors les yeux retrouvant
ses manières infantiles, ses mains venant triturer le bas de sa chemise de
toile. Il leva alors timidement son regard vers Suichi, celui-ci le regarda et
tapota le matelas à coté de lui. Seishi s’exécuta. Il vint s’asseoir à ses
cotés, se mettant de nouveau à fixer ses chaussures. Il tressaillit alors en sentant
une main venir ébouriffer ses cheveux, et tourna légèrement la tête, bien
évidemment l’auteur de ce geste n’était autre que Suichi qui semblait bien
motivé pour lui éviter ses problèmes. Il ferma alors doucement les yeux se
laissant aller sous ce doux contact dont il n’avait guère l’habitude, au bout
de quelques instants, il se redressa et planta son regard dans celui de Suichi,
il l’avait aidé alors maintenant, il devait en savoir plus sur lui.
- « Merci…
et pourquoi vous êtes là ? Vous avez de la famille en dehors… ?...oh
euh…à moins que vous ne vouliez pas répondre désolé… »
Il baissa
la tête, se demandant si il faisait bien de vouloir se lier un peu plus à un
homme qu’il ne connaissait à peine et qui semblait faire fuir les autres
prisonniers, peu être devrait-il commencer à fuir lui aussi… Suichi quand à lui
fut surpris de l’entendre, il ne parlait pas bien fort mais à cette distance,
l’homme était tout à fait en mesure de l’entendre et de lui répondre.
- « De rien
gamin, je déteste les mecs dans leur genre … pourquoi je suis là … euh … on va
dire que j’ai fréquenté un homme qui se faisait battre par son père et au bout
de quelques temps, ne pouvant plus supporter de le voir comme ça, je l’ai tué…
après pour ce qui est de ma famille non, je n’ai plus personne … au du moins
plus personne qui ne veuille entendre parler de moi … et toi gamin dit moi
tout… »
- « Euh bon bé … j’ai tué mon
père ... je sais on va penser que je suis un fils indigne, mais il abusait de
moi depuis mes huit ans et frappé ma mère… et pour la famille, il ne me reste
plus qu’elle… ah euh et vous êtes gay alors ? »
Le petit Seishi
avait dit ça avec toute l’innocence, qu’il lui restait, il était simplement
surpris de voir un homme tel que Suichi être homosexuel, il semblait fort et
strict, ce qui ne collait pas avec l’image des homosexuels que donnait la
société. La preuve était devant lui, un homme viril tout ce qu’il y avait de
plus viril, la seule différence étant lorsqu’il se masturbait, il fantasmait
sur un homme et non sur une femme. Suichi écouta le jeune homme et n’ajouta
rien en entendant ce que son père lui avait fait, même si il n’en pensait pas
moins. Au moment où Seishi lui demanda si il était réellement gay, il esquissa
un sourire attendrit, ce jeune homme semblait tomber des nues en l’entendant
dire ça, à croire qu’il n’avait pas du tout la tête de l’emploi. Il tourna
alors son visage vers lui tout en remettant une mèche de cheveux derrière son
oreille, il acquiesça alors ne voyant pas trop quoi ajouter d’autre. Seishi
fronça les sourcils, il faisait peur à tout le monde dans la prison et lui
était là entrain de bavarder avec lui, il aimait les hommes et lui il allait
devoir dormir dans une pièce confinée avec lui, il sentit alors un vague
sentiment de peur lui tordre l’estomac alors qu’il se relevait, prenant le
chemin de la sortie. Suichi comprit rapidement ce qu’il venait de se passer
dans la tête du gamin lorsqu’il se leva, il lui rattrapa le poignet le forçant
à se tourner vers lui, tout en lui adressant, un sourire qui se voulait amical
avant de prendre la parole d’une voix douce mais ferme.
- « Hey
petit, je suis peu être homo mais je ne suis pas un détraqué comme eux! J’ai un
cerveau et j’pense avec ça et non avec ce que j’ai en dessous de la ceinture…
Ne t’inquiètes pas gamin… ton cul j’y toucherais pas… Je ne touche personne
contre sa volonté… »
Seishi se
retourna alors en marmonnant et écouta l’homme lui parler, lorsqu’il parla de
ne pas toucher à son cul, il contracta les fesses par pur reflex et garda son
regard planté dans le sien alors qu’il déglutissait, ne comprenant pas comment
il avait pu se retrouver dans une telle situation. Suichi lui relâcha la main
et se leva, à coté de Seishi il paraissait immense, il faisait bien une tête de
plus que lui et encore peu être même plus. Il tapota alors l’épaule du gamin le
faisant sortir de leur cellule en lui indiquant qu’il était l’heure d’aller
chercher leur repas, ou plutôt ce qu’on osé leur donner en affirmant que cette
bouillie infecte était composé d’aliments, même si nombre des prisonniers en
doutaient. Seishi lui sourit un peu rassuré par ses paroles, il semblait
réellement sincère et puis même toute à l’heure il l’avait aidé alors qu’il
aurait très bien pu prendre sa place dans la petite tournant que les autres
voulaient lui faire subir. Ils arrivèrent alors tous les deux au réfectoire de
la prison, il était tout ce qu’il y a de plus simple, les tables et les chaises
étaient visées au sol pour éviter qu’elles ne servent de projectile à une
quelconque bagarre. Dans cette pièce aucun bruit n’était admis, les prisonniers
devaient manger et repartir aussi vite qu’ils étaient venus. L’interdiction de
parler en ce lieu, était tout simplement appliquée pour qu’aucun conflit
n’éclate dans le réfectoire alors qu’il y avait les couverts qui servaient aux
condamnés à manger….
(reviews????)
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