Rencontre nocturne 1ère partie

( pas beaucoup de warning pour cette fic, une avocate et un vampire, qui joue doucement au chat et à la souris...)

[1ère partie]

Une nuit,

Une chambre…

Mes yeux venaient de s'ouvrir, et je fus agréablement surprise de constater la présence d'une faible lumière qui me permettait de me repérer. J'étais dans mon lit. En même temps, c'était tout à fait normal vu que c'était là que je m'étais endormie. Un réflexe me fit vouloir ramener mes bras le long du corps, mais je ne pouvais pas. Je lève alors les yeux en direction de mes poignets et remarque un tissu rouge qui les liait et les attachait au montant du lit. Mais. Mais qu'est ce qu'il se passait? Qu'est ce que tout cela signifiait? ... Je ne comprenais pas, et autant dire que mon esprit complètement embrumé par le sommeil, ne m'y aidait pas. Je sentis une boule se former dans mon estomac.

Ma gorge se faisait sèche. Je déglutis difficilement, avec un son assez gênant qui se répercuta dans la pièce vide où j'étais retenue. Mes yeux se posèrent sur chaque recoin de la pièce. La peur, je sentais ce sentiment s'échapper par chaque pore de ma peau. Je ne savais que faire, je ne pouvais rien faire. Deux flammes vertes apparurent devant moi, mon corps se figea tout entier. Ma respiration se faisait plus courte et rapide, j'avais du mal à respirer, je me sentais complètement oppressé. Cette puissance, ce souffle sur mon visage, il était si proche que je pouvais sentir son corps se presser contre le mien.

Figée, je fixais ses deux émeraudes qui me fixaient. Son regard quant à lui dévier, il s'immisçait en moi, sondant mon esprit. Et tout ce qu'il devait pouvoir constater c'était ma peur plus que panique de ce qui allait se passer. Une main se posa sur ma joue, mais pourtant je voyais les siennes être fermement appuyées sur le matelas. C'était son esprit, sa force, tellement présente qui me donnait l'impression que quelque que soit l'endroit où son regard se posait, c'était ses mains qui venaient y prendre place.

Son torse venait se presser contre le mien, les battements de son cœur venaient résonner dans ma tête avant de se calquer sur les miens à une vitesse folle, si bien que ça en devenait presque assourdissant. Mais qui était cet homme? ... comment était-il arrivé là? Et que voulait-il? Je voulu parler mais mes lèvres desséchées par la peur ne laissèrent s'échapper qu'un son étrange, il eut un sourire. J'écarquillais les yeux, tout en déglutissant une nouvelle fois bruyamment. Ses canines. Elles…elles étaient pointues, longues, blanches, luisantes. Je faillit alors m'étouffer avec ma propre salive quand je me rendis compte à quel genre d'homme j'avais à faire.

Il se passa la langue sur les lèvres, je détournais alors la tête aussi tôt, sentant le sang affluer jusqu'à mes joues, ce simple geste, bénin la plupart du temps. Avait sur lui, un coté érotique, excitant presque obscène et malsain tellement, il paraissait sexy et diaboliquement beau. Une main se posa sur ma joue et je tressaillis, tirant un peu plus sur les liens qui me retenaient, un grognement de douleur venant raisonner dans ma gorge alors qu'il secouait négativement la tête, me mettant sa main sous le nez. Son index suivant le même mouvement que sa tête, on aurait dit un parent qui sermonnait un enfant pour lui dire qu'il venait de faire une bêtise. Mais je n'avais rien fait moi ! C'était injuste ! Ses lèvres se rapprochèrent alors des miennes, fermant vivement les yeux, je m'apprêtais à être embrassée, dans une telle situation, admettez que j'aurais eu raison.

Mais il n'en fit rien, simplement un souffle puis des paroles, se déversant de ses lèvres pour venir glisser sur les miennes. Sa voix était semblable à du velours, une caresse douce, que je ne pus m'empêcher de goûter en passant une langue sur ses lèvres. Ravit de ma réaction, je pense, il répéta une nouvelle fois sa phrase, et là contre un effort de volonté de ma part. Je m'efforçais de concentrer mes neurones sur le fond, plutôt que sur la forme.

  • «  Rappelle-toi… cette nuit … il y a une semaine … tu t'offrais docilement à moi … »

Oh mon dieu, je déglutis difficilement et sentit des perles de sueur venir perler sur mon visage, mais de quoi parlait-il ? Moi ? M'offrir ? Lui ? … Oh non, dites-moi que tout cela était un cauchemar et que j'allais me réveiller. Fermant, alors vivement les yeux une nouvelle fois, mes sourcils se froncèrent, tandis que mon esprit essayait de me faire passer tout ça pour un cauchemar. Mais rien ni faisait, je sentais bien son poids et maintenant des images défiler dans ma tête.

**  Il y avait plein de lumière, je voyais mes amis danser et moi par la même occasion. Un verre, puis deux, puis trois, puis… je me voyais déambuler dans la boite de nuit, un son assourdissant raisonnant dans mes oreilles alors que je m'agrippais au bras d'un homme qui semblait être des plus séduisants. Une carrure imposante, un torse puissant, un visage qui malgré les lumières et mon ivresse semblait très acceptable. L'homme venait de se tourner, mais son visage était flou, allez savoir pourquoi encore un gentil petit tour de manège de mon esprit. Ne tenant plus réellement sur mes jambes, il s'abaissa me força à passer un bras autour de son cou. Tandis, qu'il glissait une main dans mon dos et l'autre à la pliure de mes genoux, me soulevant telle une princesse dans la foule. J'eus un rire alors presque cristallin, tiens ! Qui aurait cru que moi, la sévère avocate, réputée pour n'avoir aucun sentiment, ni même aucune once de morale, de cœur puisse avoir ce rire. **

C'était étrange de me voir de la sorte. Puis plus rien, je ne voyais plus rien, tout du moins plus aussi clairement. J'ouvrais alors lentement les yeux comme si je me réveillais, puis tombé de nouveau face à cet homme, qui penchant la tête sur le coté, me demandant si la mémoire m'était revenue. Je souris difficilement, cet homme était celui que j'avais accosté ce soir là, oh mon dieu, mais il fallait vraiment que j'arrête de boire moi, ça ne me réussissait pas du tout. Il glissa sa main sur mon cou, son regard glissait sur moi, s'en était presque indécent. Je sentais son désir à l'état pur, son corps pressé contre le mien. Un soupir s'échappa de mes lèvres tellement la situation était effrayante, mais à la fois… excitante. Comme on dit souvent, la haine était étroitement liée à l'amour, alors la peur devait tenir une position tout aussi ambiguë par rapport au désir. La preuve, mon corps me criait sa peur, mais aussi son envie. Alors essayez de comprendre… Moi, personnellement, je n'y arrivais pas.

Sa main posait sur mon cou, trouva le chemin de ma nuque, venant l'effleurer de ses doigts fins, alors que je tentais de tourner la tête, pour me soutirer à ce contact, qui était beaucoup trop… doux, pour l'homme qu'il était. Une autre main se posa sur ma hanche, tiens ! À ce moment là, j'avais presque oublié qu'il en avait deux. Elle se mit alors à caresser lentement ma hanche, tel les effleurements timides du vent, lorsque la nuit tombait. Rentrant le ventre, mes yeux s'écarquillèrent tandis que je fixais, pleine d'incompréhension. Cet homme qui semblait s'amuser de chacune des réactions de mon corps. Je devais vraiment avoir l'air pitoyable ou vraiment effrayée, puisque quelque instant plus tard, je le vis se lever après avoir détaché les liens qui me tenaient aux montants du lit.

Tel une jeune fille complètement folle, mes poignets tirèrent fortement sur les liens, avant que ma main droite ne vienne masser mon poignet droit. Recroquevillais, en position fœtale dans l'un des coins de mon lit, je tremblais légèrement. Son désir m'avait submergé tout le temps où il était collé à moi, maintenant à cette distance. Je ne pouvais plus rien ressentir et autant le dire, je détestais ne pas savoir ce qu'un étranger ressentait, alors qu'il était dans ma chambre et que j'étais à moitié nue. Et voila, encore une chose que j'avais failli oublier, depuis tout à l'heure je n'étais vêtue que d'un grand t-shirt noir, qui devait m'arriver à mi-cuisse, une petite virgule blanche de la marque du vêtement trônant sur ma poitrine. Tournant légèrement le visage sur le coté, je vis mon petit ours Winnie. Baissant la tête, morte de honte, je tendis la main et le ramenais contre mon torse. Levant des yeux larmoyant vers le vampire présent devant moi.

Un sourire étira ses lèvres et un frisson fit frémir mon dos, alors que je le lui rendais timidement. Autant dire qu'il devait trouver le tableau drôle. Moi, recroquevillée, enveloppait dans un grand tee-shirt et une peluche entre les bras, je devais avoir l'air d'une gamine de cinq ans, mais bon si c'était ce qu'il fallait faire pour qu'il laisse ma jugulaire tranquille, autant dire, que je le faisais sans la moindre honte. Il vint alors s'asseoir à coté de moi, pourquoi étais-je encore là hein ? C'est ça que vous vous demandez ! Et bien tout bêtement, parce que mes jambes sont pour l'instant semblable à du coton et que je préférais éviter de me ridiculiser en m'étalant de tout mon long sur le parquet de ma chambre. Il passa sa main dans mes cheveux et par réflexe, je rentrais légèrement la tête entre mes épaules, mais rien… et oui tout aussi étonnant que cela puisse paraître, il ne fit rien, à par me souffler son prénom. Ou bien ce que je prenais comme être son prénom, je n'allais pas lui demander confirmation non plus… Dimitri, alors c'était ainsi que devait s'appeler mon bel inconnu, ou plutôt l'homme que venait de me faire la pire peur de ma vie

Plus aucun contact, sa main n'était plus dans mes cheveux, le lit ne ployait plus vers l'endroit où il avait prit place. Je me retournais alors précipitamment espérant le trouver derrière moi, mais rien, plus rien. Simplement, ma fenêtre entrouverte, et le battant de mon volet venant claquer contre le mur. Un bond, oui c'était le terme de ce que je venais de faire à l'entente de ce bruit sourd, auquel je ne m'attendais pas. Un soupir soulagé s'extirpa de mes lèvres, comme si j'avais retenu mon souffle tout au long de notre entrevue, mon corps se laissa alors aller en arrière, me retrouvant affaler sur mon lit je posais une main sur mon ventre. Mon rythme cardiaque et respiratoire, ne semblait pas vouloir redevenir normal J'avais l'impression d'avoir couru un marathon, mis à part que je ne transpirais pas, mais autrement les autres symptômes étaient bien présents. Souffle court, rythme cardiaque rapide, main moites, gorge serrée et bouche sèche. Oh mon dieu, mais encore une question me trottait dans la tête, pourquoi cet homme était venu me voir…

Il venait de partir, je devrais être heureuse non ? Et bien si tel était le cas, nous avions là un gros souci. Je ne l'étais pas et au contraire, j'avais presque envie de crier pour qu'il revienne,... Pour savoir, qui il était, ce qu'il faisait chez moi à une heure pareille. Un nouveau soupir réussit à franchir la barrière de mes lèvres, tandis que je me rapprochais de la fenêtre. Une petite brise fraîche venant mordre ma peau sensible, tout en me faisant frissonner. Je me penchais alors par la fenêtre pour ramener le volet afin de le refermer, car autant dire que dormir les volets ouverts, pour se réveiller avec la lumière du soleil, ce n'était pas dans mes habitudes.

Je posais alors mes mains sur le bois de mes volets, recouvert d'une peinture blanche, qui maintenant virait plus vers le gris, mais que je m'efforçais d'appeler blanche, pour ne pas me donner l'idée de les repeindre. Je sentis alors une peau froide venir en contact direct avec la mienne, elle était dure, froide. Mais ! Manquant de crier de peur et de surprise, une seconde main se retrouva plaquait sur mes lèvres. Mes yeux s'écarquillèrent tandis que je fixais ces deux choses en face de moi… car pour le moment ils n'allaient pas avoir d'autre qualificatif, ils étaient entrain de voler et en plus ne m'avais pas l'air d'éprouver une quelconque sympathie pour moi. C'était bien ma veine ça ! Une main sur les lèvres l'autre me tenant fermement le poignet à tel point que j'avais l'impression de sentir mes os se briser sous la pression, ou peut être que ce n'était pas qu'une impression…

Je levais mon regard affolé vers les deux hommes présents en face de moi, déglutissant difficilement, je sentis mon cœur louper un battement lorsque je vis leurs dents. Elles étaient longues et déjà luisantes de sang, leur regard quant à lui ne faisait que hurler leur faim. Ils me dévoraient tous deux du regard, et tout ça pour l'instant au sens figurait du terme, même si l'idée de me dévorer au sens propre, semblait les réjouir au plus au point. L'un d'eux me tourna brusquement le cou, si bien que je crus mourir, à croire qu'il ne savait pas que les os humain étaient fragiles. Un grognement dubitatif vint raisonner à mes oreilles, ce qui me fit conclure que quelque chose clochait. Gardant sa main sur mes lèvres, il plongea son regard dans le mien, avant que je ne réussisse à fermer les yeux. Règle numéro un, éviter le regard d'un vampire qui a en tête de vous goûter jusqu'à ce que mort s'en suive.

  • « Où te mord-il ? ... le maître de la ville où t'as-t-il mordu ! Il vient de rester là avec toi ! … Alors ! Esclave humaine ! Il te mord où ? … »

Écarquillant les yeux au fur et à mesure de ses paroles, je commençais maintenant à comprendre, ou du moins j'essayais. Ils étaient contre le maître de la ville. Et le maître de la ville était l'homme qui venait de passer quelque temps avec moi sans pour autant poser la moindre canine dans mon cou, ou ailleurs. Et encore mieux maintenant, ils me prenaient pour son esclave humaine, je sortis alors rapidement de mes pensées, sans savoir comment j'étais arrivait là. Regardant autour de moi, j'étais allongée dans une petite rue, en bas de chez moi. L'un des vampires assit sur mon ventre, la main fermement posée sur mes lèvres et l'autre qui m'effeuillait de mes vêtements. Mes sourcils se froncèrent alors que je hurlais contre cette main, mais celle-ci étouffée drôlement bien mes cris, malheureusement pour moi. Leurs mains respectives parcouraient les moindres recoins de mon corps, mais quelle bande de pervers, comment pouvaient-ils croire que je me serais laissée mordre à de tels endroits. Gigotant de plus belle, l'un d'eux retira sa main, pensant sûrement que désormais j'allais leur dire, le fameux endroit où j'étais censé m'être faite mordre.

  • « Bande d'enfoiré ! Otez vos sales pâtes de moi ! Je ne me suis pas faite mordre ! »

Un grognement mécontent s'échappa de la gorge de celui qui paraissait le plus âgé et sans réellement comprendre le pourquoi du comment je me retrouvais maintenant allongée sur le ventre. Maudissant ce Dimitri qui m'avait mis dans une sacrée situation avant de s'en aller comme si de rien n'était. Tandis que leurs mains parcouraient mon corps, à la recherche de cette fameuse morsure qu'ils ne risquaient pas de trouver.

Mes neurones d'avocate et mon esprit de survie se remirent en route. Si ce Dimitri était encore dans les parages, il pourrait peut-être m'entendre et m'aider. Oui, je sais c'était un peu exagéré mais qui ne tente rien, n'a rien et puis après tout, c'était de sa faute. Les imbéciles étaient en train de me peloter ouvertement sans pour autant m'empêcher de parler, mais quelle bande d'amateurs. Même les humains que je jugeais n'étaient pas assez cons pour négliger un tel détail. Prenant tout mon courage en main et surtout réunissant toutes mes capacités vocales, je me mis à hurler. A tel point que j'en avais mal à la gorge, je criais à m'en arracher les cordes vocales, je crachais son prénom au travers de la pénombre, il fallait qu'il m'entende. Il le fallait ou j'allais mourir et autant dire que ce n'était pas à ça que j'avais pensé en allant me coucher cette nuit.

Une main se plaça alors fermement sur mes lèvres, étant en possession de mes mains je l'agrippais et relevais la tête en même temps, de telle façon que je puisse hurler une nouvelle fois, ce que je me suis empressée de faire. Une deuxième main cette fois me saisit les bras tout en les tirant brusquement en arrière m'arracha un cri de douleur, tandis qu'une autre me serait si fortement la mâchoire que j'en aurais pleuré. J'étais morte de trouille, même si j'essayais de faire penser le contraire. Résumons les faits, je suis à moitié nue en pleine rue, ce n'est déjà pas très attrayant comme situation ! Entourée de deux jeunes vampires assoiffés, qui me prennent pour l'esclave humaine du maître de la ville qu'ils ne semblent pas apprécier beaucoup. Mes nerfs étaient à vif, j'étais en train de craquer au sens propre du terme, des gémissements dépités venant trouver fin contre cette main ferme et autoritaire, tandis que des mes petites mains manucurées, j'essayais de griffer mes agresseurs pour leur faire perdre prise. Peine perdue !

C'était décidée, si je m'en sortais vivante, j'irais m'inscrire dans une salle de musculation pour prendre de la puissance, on ne sait jamais ce qui peut arrive à une femme célibataire. Un soupir lassé fit échos et je tressaillis, me doutant que ce n'était pas les vampires au-dessus de moi, qui venaient de faire ça, la preuve, eux même s'étaient fixés. Prenant tout mon courage, je levais lentement la tête, apercevant des chaussures noires scintillantes, puis le bas d'un long manteau noir ouvert, laissant apercevoir un pantalon tout aussi noir. Intéressée et intriguée je me mis à relever rapidement la tête, balayant de mon regard une chemise blanche un peu courte, qui laissait entrapercevoir la peau blanche du mannequin qui était en dessous. Tout aussi rapidement je laissais mon regard partir un peu plus vers le haut, quitte à mourir d'ici peu autant savoir qui j'avais croisé juste avant. Le visage était assombri par la nuit, si bien que je me mis presque à grogner de mécontentement avant de rencontrer deux flammes vertes. Qui depuis pas longtemps m'étaient devenues familières.

Un sourire étira mes lèvres, aussi bête que cela puisse paraître, j'étais heureuse qu'il soit là, au moins il voyait ce que ses excursions nocturnes donnaient. Un sourire étira ses lèvres tandis qu'il s'approchait lentement de nous. Les deux vampires étaient toujours au-dessus de moi et autant dire que la position de dominée m'aillait bien de temps à autre, mais là en l'occurrence, elle ne me plaisait guère. Il secoua légèrement la tête, avant de rire à gorge déployée. Un rire sucré, doux et crémeux comme un bon chocolat au lait, que l'on sirote lentement le dimanche matin. Je voulus lui demander la raison de ses éclats de rire, mais les deux imbéciles qui trônaient au-dessus de moi s'en chargèrent avant, ils commençaient sérieusement à m'agacer c'est deux là.

  • «  Votre esclave humaine est si peu importante à vos yeux pour que vous riez de la voir ainsi… »

Son visage était impassible, je ne pouvais pas savoir si il approuvait ou non les dires de ce jeune vampire et autant dire que si la réponse était positive, je ne voulais pas la savoir. Un deuxième rire, se fit maintenant entendre, mais différent. Oui, il était différent, semblable à des petites épines de glace que l'on s'amuserait à jeter à tout va sur les personnes. Une vraie menace, où du moins c'était ainsi qu'il sonnait pour mon esprit traumatisé de petite humaine persécutée. Puis sans prévenir, il prit fin, comme si on venait d'appuyer sur le bouton stop ou pause d'un lecteur Dvd.

  • « Non, ce n'est pas ça. Je ris simplement de votre stupidité. Cette femme n'est pas ma servante humaine, non sérieusement vous l'avez vue… Une petite poitrine, un corps qui est loin d'être à se rouler par terre. Alors arrêtez un peu. Le conseil vous a dit de savoir qui était ma servante humaine et je le sais. N'essayez pas de nier vous ne pourrez pas… Laissez cette pauvre fille et attendez vous à ce que la prochaine fois que je vous retrouve sur mes traces ! Je vous fasse passer la dernière et pire nuit de votre vie. »

Je l'écoutais et écarquillais les yeux, non mais il s'entendait ce lui-là ! Pour qui il se prenait l'enfoiré, c'était à cause de lui que je me retrouvais dans cette situation et il disait à tout le monde que je n'étais pas à son goût à cause de mon physique. Non, mais quel con celui-là, petit prétentieux, narcissique qui se croit tout permis. Les deux vampires se levèrent en pouffant de rire et partirent tout en continuant de ricaner. La rage au ventre, je me relevais d'un pied ferme, les larmes aux yeux. Se faire « kidnapper » et dévaloriser de la sorte dans la même journée, ça faisait beaucoup pour une seule femme.

Me drapant dans mon t-shirt trop grand en reniflant, je l'ignorais royalement prenant mon short qui s'était retrouvé à terre me laissant en culotte et soutien gorge dans un coin de rue. Partant d'une démarche théâtrale vers la porte de mon appartement, je soupirais en me rendant compte que pour sortir, j'étais passé par la fenêtre, alors il faudrait faire de même pour rentrer. Mais quelle vie ! Je vous jure ! Je me tournais vers Dimitri, cet imbécile et m'approchait d'un pas décidé.

  • «  Montez-moi dans ma chambre ! »

Il passa ses bras autour de moi, ce qui me fit tressaillir, tandis que je sentais son souffle venir se perdre dans mes cheveux. J'avais envie de lui hurler dessus, pourquoi est ce qu'il faisait ça, après ce qu'il venait de dire. Il s'amusait à ce point à blesser une femme dans sa fierté, certes je n'étais pas un top model. Mais de là, à dire ça et puis de cette façon. Je lui aurais bien collé mon poing en pleine figure si il n'avait pas été un vampire doté de pouvoir surnaturel et qui plus est le maître de la ville.

  • « Crois- tu sincèrement que je pensais ce que je viens de leur dire… »

  • « Excusez-moi ! Mais oui ! Et puis je m'en fiche ! »

  • « Ça fait une semaine, une semaine que chaque nuit je rêve de t'enlacer, de t'entendre gémir, te sentir frémir entre mes bras, goûter ton sang et t'emmener ainsi jusqu'au plus bel orgasme de toute ta vie… Laisser mes lèvres courir sur ta peau, savoir que je suis le seul à pouvoir te faire ça, à entendre de tels sons s'échapper de tes lèvres… Alors comment peux-tu croire une telle chose ? »

  • « Tout simplement parce que vous venez de dire que je n'étais pas à votre goût et puis c'est tout. Mais je ne vais pas en faire une maladie et puis après tout, vous non plus vous n'êtes pas mon type ! »

Oui, c'était tout à fait puéril de dire ça, mais que voulez-vous, ça faisait tellement du bien de savoir que son ego devait être aussi blessé que le mien. Même si j'avais été beaucoup moins méchante que lui. Je regardais maintenant autour de moi et voyais ma chambre, à bé tiens nous venions d'arriver et après cette conversation très intéressante je n'avais même pas vu comment. Il allait vraiment falloir que je me mette à faire attention à ce qu'il se passe autour de moi autrement les situations étranges allaient continuer à faire irruption dans ma vie.

Il me déposa juste derrière ma fenêtre, gardant ses bras autour de moi tandis que sa main venait se glisser sur ma nuque. Les sourcils froncés et ma mauvaise humeur crépitant autour de moi, je m'écartais maintenant de lui d'un mouvement sec. Grognant de mécontentement, j'entrais d'un pas ferme et décidé dans ma salle de bain à la recherche d'un quelconque vêtement susceptible de m'habiller un peu plus que les lambeaux de tissus qui tenaient sur moi par pur miracle. Laissant par la même occasion un homme que je ne connaissais pas dans ma chambre, mais bon il valait mieux le laisser seul. Plutôt que de rester avec lui tout en étant à moitié habillée, autant dire que cette tenue proche de la tenue d'Adam et Ève, n'était pas très impressionnante, encore plus pour un vampire, j'avais même carrément l'air ridicule, à tenter toutes les cinq minutes de lui faire des yeux mauvais.

Enroulée maintenant dans une serviette chaude, je fronçais les sourcils tout en reprenant ma contenance avant de sortir en direction de la chambre où j'avais abandonné un homme suceur de sang. Il était là, allongé sur mon lit, sa chemise remontant légèrement sur son ventre. Tandis qu'il était sur le dos, un bras glissé sous sa nuque et les yeux mi-clos, un léger sourire narquois aux lèvres. Sourire, que je déteste si vous avez bien suivi les choses. Me raclant la gorge à la façon d'un professeur de faculté lorsqu'il vous surprend sur votre ordinateur entrain de faire tout autre chose que son cour. Un soupir s'échappa de mes lèvres avant que ma voix ne vienne raisonner dans la chambre, lui faisant ouvrir lentement les yeux.

  • «  Surtout mettez-vous à l'aise… Non, mais sérieusement, dégagez de chez moi espèce de … de… vampire égoïste, narcissique et bourré d'orgueil. Je n'ai pas besoin de quelqu'un comme vous dans ma chambre ! Qui plus est au beau milieu de la nuit… Donc je vous prie Monsieur Dimitri alias le maître de la ville… De bien vouloir Déguerpir de ma chambre le plus rapidement possible ! »

Il eut un sourire et se redressa de son mètre quatre-vingt voir plus, il passa sa petite langue rose sur ses lèvres et s'approcha de moi. Posant sa main sur mon menton, il se pencha vers moi, entraînant un mouvement de recul conditionné. Tandis que je venais de butter contre le mur derrière moi. Son front se retrouva rapidement en contact direct avec le mien, un frisson me parcourut l'échine. Son désir était si, ouahou, j'en étais toute perturbée, même si mon cerveau me disait de le repousser. Mon corps curieux de savoir ne pouvait s'empêcher de vouloir accentuer ce contact. Prenant toute ma volonté et surtout ma fierté entre mes mains, je venais les poser sur son torse et le repoussait fermement en le foudroyant du regard, du moins je lui faisais mon regard le plus méchant que j'avais en stock.

  • «  Lâchez-moi et dégagez ! ... Je ne vous plais pas ! Vous ne me plaisez pas ! Alors arrêtez de m'emmerdez ! »

Ses bras se desserrèrent autour de moi, les sourcils froncés et le regard bien déterminé, je le fixais. Il eut un léger rire et me regarda de haut en bas, qu'est ce que je pouvais détester ça, j'avais l'impression d'être jaugée. Et pour tout vous dire c'était vraiment déplaisant. Je vis alors les pans de son manteau voleter et relevais aussitôt mon regard pour le voir de dos, accroupi sur le rebord de ma fenêtre, immobile tel une statue. Son visage se tourna légèrement vers moi, un sourire trônant sur son visage tandis qu'il soufflait de sa voix veloutée.

  • « Tu me plais beaucoup… et je compte bien te le prouver ! Même si tu n'en as pas envie… »

Soupirant de soulagement en le voyant partir, je me laissais maintenant tomber sur mon lit. Un soupir de lassitude venant raisonner dans ma chambre, pourquoi ? Pourquoi moi ? Et pourquoi avait-il dit ça si c'était ensuite pour me dire le contraire… Ah, qu'est ce que je pouvais détester rester dans l'ignorance, encore l'un de mes plus grands défauts ! Prenant une grande inspiration, mes mains vinrent se plaquer sur mes yeux, il fallait que je dorme, j'avais plusieurs affaires sérieuses à traiter au tribunal dans la journée et si l'avocat de la défense s'endormait devant le juge, autant dire que l'effet produit serait plus que moyen.

Je me réveille avec un léger mal de crane et le corps courbaturé, autant dire que ma petite nuit de folie allait rester dans ma mémoire un petit moment, au moins le temps que mes muscles et mes articulations oublient le fait, qu'ils avaient été martyrisés par deux brutes avides de sang. Un soupir s'échappa de mes lèvres, et si j'avais tout bêtement rêvé et que mes courbatures, n'étaient en réalité du qu'à un rêve agité, où je mettais écrasé contre tous les coins de mon lit. Comment ça personne n'y croit, mais si mais si ! M'étirant comme un gros chat en lâcha un couinement pour le peu très gênant mais heureusement pour moi, je vivais seule. Ainsi personne ne pouvait me balancer mes actes idiots à la figure, même mon chat n'avait pas supporté et avait fuit une nuit d'été. Mes pas me guidèrent lentement jusqu'à la salle de bain, où à ma plus grande surprise, je trouvais un bouquet de rose magnifique sur le rebord de levier. Restant bouche bée, mes doigts se glissèrent sur les pétales duveteuses et veloutées de ces magnifiques fleures, avant de tomber en contact avec la texture lisse d'une carte de visite. Toujours aussi curieuse qu'à mon habitude, je m'empressais de prendre ce petit carton en main, lisant avec une expression digne des dessins animés les quelques mots qui y étaient écrit. « Ce soir, aux ' Secrets intimes ' à 23h, je t'attendrais. Dimitri »

Je restais interdite pendant quelques minutes avant de lâcher un hurlement en rejetant la petite carte, comme si elle m'avait brûlait les doigts. Je venais de me rendre compte de quelque chose de très important, du moins à mes yeux. Il était entré alors que je dormais, il allait vraiment falloir que j'investisse dans un détecteur de mouvement. On n'était vraiment plus en sécurité chez soi et bien pour la peine, il allait pouvoir m'attendre ce soir, pour rien au monde je ne pointerais mon nez là-bas. Après une douche et un petit déjeuner très énergétique, accompagné d'une aspirine pour m'enlever ce mal de crâne. J'enfilais maintenant mon tailleur qui je devais le dire, m'aillais très bien. Après tout, étant célibataire, si je ne me faisais pas de compliment personne n'allait le faire pour moi… Après cette petite séance de flatterie envers moi-même, un petit peu de maquillage, un brushing fait rapidement. Après tout, rien ne servait d'y passer des heures. Puisque lorsque nous sortions du coiffeur, nous étions tout bonnement magnifiques, mais alors refaire ce miracle à la maison était une toute autre chose. J'avais fait droit et économie comme étude, pas rouleaux et bigoudis, à mon plus grand damne. Attrapa d'une main mon attaché-case, de l'autre mes clés de maison et de voiture. On aurait presque dit une funambule à la façon dont je me dandinais sur mes talons. Après avoir vérifiais trois fois que la porte était fermée, je descendis les escaliers et me rendit au boulot.

Enfin la pose du midi arriva, retrouvant ma meilleure amie, une étudiante en art qui ne savait pas trop ce qu'elle faisait de sa vie. Mais bon, qu'à cela ne tienne, elle était celle qui m'avait supporté et aidé, alors maintenant je m'efforçais de lui rendre la pareille. Parlant de tout et de rien, j'en vint à lui raconter ma nuit mouvementée de la veille et sa réaction ne se fit pas attendre. Elle haussa un sourcil et me tapota l'épaule, en secouant légèrement la tête de droite et de gauche.

  • « Tu es surmenée… j'aimerais bien te croire, je serais la première à accepter que les vampires existent, mais là… C'est un peu gros non ? … »

  • « Je t'assure que c'est vrai ! Je ne mens pas sur de tel sujet juste pour me faire mousser auprès de toi… Et bien puisque tu ne me crois pas ! Tu n'as qu'à passer aux 'secrets intimes' ce soir ! »

  • « Il t'a donné rendez-vous ? J'y serais ! »

Notre conversation dévia alors sur les morsures de vampires, le plaisir que nous n'avions jamais connu ou presque. Vous savez, ce que l'on appelle couramment l'orgasme et bien à part une ou deux fois dans ma vie, je n'avais pas une très grande expérience dans ce domaine. Et elle, non plus, c'était plutôt rassurant. Au moins, nous n'étions pas seules. Nous étions deux !

Elle repartit à ses études, tandis que moi je repartais à mes plaidoiries. Me frappant le front avec ma main droite, je soupirais. Et mince, encore une fois je n'allais pas écouter ce que j'avais dit. Je ne devais pas y aller, alors pourquoi j'avais dit à Virginie de venir. Un soupira s'échappa de mes lèvres, avant que je ne rentre dans le tribunal défendant mon client que je savais coupable, mais bon que voulez-vous. C'était la justice, même les plus pourris avaient le droit à un avocat. Et étrangement, l'avocat des pourris c'était souvent moi, à croire que j'avais la tête de l'emploi. Parvenant à faire baisser, le nombre de ses années d'inculpations, je ressortais du tribunal, aux alentours de dix-neuf heures. Plus que quatre heures et j'allais revoir Dimitri, j'écarquillais les yeux en me rendant compte de ce que j'étais entrain de faire. Je comptais les heures qui me séparaient du moment où j'allais le voir. Non, mais quelle cruche je faisais, dans le genre je veux le voir sans l'avouer. Rentrant chez moi, en grognant contre moi-même, j'ouvrais la porte et tressaillit en voyant une robe placée sur mon canapé. Mon regard scanna alors les environs, il n'y avait personne. Ah non, là vraiment il exagérait ! Comme si je n'avais pas de tenue descente pour sortir, bon ce n'était peut être pas totalement faux, et puis qui sait, il n'avait peut être pas prit la bonne taille et j'aurais l'air toute boudinée dans cette robe.

Attendez, attendez… Il fallait vraiment que je me calme, je me laissais alors tombé sur le canapé, comment cette robe avait atterri là. Il ne pouvait pas sortir la journée, alors peut être un humain qui était sous son aile, oui ça devait être ça. Soupirant, je retirais ma veste de tailleur et mon chemisier, avant de me redresser laissant ma jupe glisser au sol. Un soupir de bien être s'échappa de mes lèvres, alors que j'étais maintenant simplement vêtue de mes sous-vêtements et talons aiguilles. Retirant ses deux objets de tortures qui trônaient au bout de mes jolis petits pieds. Je m'avançais dans mon appartement, entrant dans ma salle de bain. Je lâchais un cri en voyant un homme. Tournant dans tous les sens, j'attrapais une serviette et m'enveloppais à l'intérieur. Sortant à vitesse grand V, de la salle de bain, je couru jusqu'à ma chambre, attrapant une batte de base-ball dissimulée sous mon lit. Mais avant que je ne revienne, j'entendis la porte claquer et cet homme venait de partir. Les mains tremblantes et la respiration courte, je m'avançais jusqu'à la porte, que m'empressais de verrouiller à double tour. Faisant chaque pièces de mon appartement, je me trouvais maintenant seule.

La batte s'échappa de mes doigts, tandis que je tentais de reprendre un rythme cardiaque normal. Ça devait être lui, l'homme qui avait déposé cette robe. Autant dire que Dimitri allait m'entendre ce soir, et là je ne rigolais pas ! Qu'il me fasse des cadeaux et me dise que je suis belle, oui ! Mais alors dire à des inconnus de venir chez moi, il n'en était pas question. Entrant de nouveau d'un pas déterminé dans ma salle de bain, je mis l'eau à couler et me glisser dans un bon bain chaud. Dans lequel comme à mon habitude, je m'assoupis, jusqu'à ce que l'eau trop froide ne me réveille par quelques frissons. Attrapant ma serviette comme si ma vie en dépendait, je me lovait contre ce tissu molletonné et chaud, essuyant lentement mon corps endormit et frissonnant. Sortant de ce lieu humide, je levais mon regard vers l'heure et écarquillais les yeux 21h15, voilà ce que je venais de lire.

J'accélérais le pas jusqu'à ma chambre, qui sait avec de la chance peut être que l'horloge de la cuisine avait rendu l'âme. Mais malheureusement, ce n'était pas le cas, partout où je regardais l'heure était la même. Je me tortillais alors dans tous les sens comme une gamine avant sa première sortie. Je m'efforçais alors de me calmer en prenant une grande inspiration. Après tout, même si j'étais en retard, je pouvais me permettre de me faire désirer. En me tourna, je tombais de nouveau nez à nez avec cette robe, enfilant en premier lieu plusieurs tenues, mes pensées me conduisirent de nouveau à elle. Soupirant, j'enfilais cette robe qui, pour ma plus grand surprise, m'allait comme un gant. Moulant les hanche et ma maigre poitrine tout en restant légèrement évasé sur les cuisses évitant ainsi de mouler les formes dont je n'étais pas fier.

Un petit passage entre mes petits pinceaux de maquillage et un rapide brushing et me voici prête. Je pris alors une bonne inspiration et descendit jusqu'au parking où je grimpais sans aucune élégance dans ma voiture, autant dire que ce genre de robe n'était pas dans ma penderie et que par ce fait je ne savais pas forcement me tenir comme il le fallait, mais bon. Garder les jambes serrées et ne pas trop se pencher vers l'avant tout ça devrait être dans mes cordes. Après tout c'était déjà ce que je faisais à longueur de journée. Faisant ronronner le moteur de ma petite voiture, je me dirigeais vers le bar où j'avais rendez vous avec cet homme. Impatiente et à la fois morte de trouille, je me glissais hors de ma voiture, avec un peu plus d'élégance cette fois-ci, après tout là on pouvait me remarquer, il pouvait me remarquer…

Mes pas me menèrent alors lentement jusqu'à ce bar, dans lequel j'entrais d'un pas déterminé, même si pour un vampire tel que lui, cela devait être ridicule pour moi c'était tout à fait réconfortant. A peine la porte passée, un homme s'approcha de moi, surement l'un des employés. Après un sourire des plus commerciaux et vendeurs, il se décida à me demander.

  • «  Bonsoir, vous avez réservé ? »

A cette question banale, je levais les yeux au plafond, euh non je n'avais pas réservé et oui j'avais été invité par un homme dont je ne connaissais que le prénom. A cet instant précis, autant dire que j'avais envie de prendre mes jambes à mon cou et de repartir aussi vite que j'étais arrivée.

  • « Madame ? »

  • « Euh oui, excusez moi…j'ai été invité par un certain Dimitri… »

L'homme me regarda avec un haussement de sourcil et me fit ensuite signe de le suivre, ouf j'avais eut de la chance, cet homme semblait assez connu pour que je n'ai que son prénom à donner, une veine pour moi. J'aurais eut l'air un peu bête si ça n'avait pas été le cas. Suivant toujours cet homme vêtu d'un simple costard cravate. Un couloir, puis un deuxième et ensuite une salle puis une autre, regardant de part et d'autre de moi, je me demandais si j'allais réussir à retrouver la sortie.


 REVIEWS! ^^




Article ajouté le 2008-07-26 , consulté 89 fois

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